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  • Confiance en soi : et si vous agissiez malgré la peur ?

    On attend souvent de se sentir prêt(e) pour se lancer. Et si c'était l'inverse ? Si c'était l'action, même hésitante, qui construisait la confiance ? La confiance n'est pas l'absence de peur On imagine les gens confiants comme des personnes que rien n'atteint, qui avancent sans trembler. C'est une illusion. Pour moi, la confiance en soi, c'est tout autre chose : la capacité de passer à l'action malgré les peurs et les doutes. Les personnes qu'on croit sûres d'elles ont peur, elles aussi. La différence, c'est qu'elles n'attendent pas que la peur disparaisse pour agir. Elles avancent avec, comme on avance avec un compagnon un peu bruyant qui n'a pas toujours son mot à dire. Attendre d'être prêt(e), ce piège Combien de projets restent en suspens parce qu'on ne se sent pas encore prêt ? On repousse jusqu'au moment où l'on se sentira légitime, compétent(e), sûr(e). Mais ce moment n'arrive jamais tout à fait, parce que la confiance ne précède pas l'action. Elle la suit. C'est en faisant qu'on découvre qu'on en est capable. Chaque fois qu'on agit malgré l'appréhension, on récolte une preuve, et cette preuve reste. La prochaine fois, elle sera là pour nous rappeler qu'on a déjà osé. Se prouver, un petit pas à la fois Nul besoin de viser le grand saut. Commencez par un pas à votre portée, assez petit pour être possible, assez grand pour compter un peu. Prendre la parole dans une réunion, envoyer ce message, dire ce que vous pensez vraiment. Puis un autre pas. Puis un autre. On accorde toujours plus de valeur à ce qu'on a construit soi-même. Votre confiance ne fera pas exception : chaque pas que vous aurez osé, c'est vous qui l'aurez posé, et personne ne pourra vous le retirer. « La confiance ne se décrète pas, elle se construit à chaque pas qu'on ose. » Alors la prochaine fois que la peur vous souffle d'attendre, demandez-vous simplement quel est le plus petit pas possible. Et faites-le. Pas parce que vous n'avez plus peur, mais justement parce que vous en avez, et que vous y allez quand même. Un pas vous semble impossible à franchir seul(e) ? On peut le préparer ensemble lors d'une séance découverte gratuite. Ana

  • Ce que l'été fait remonter

    Il y a dans l'été quelque chose qui ralentit. La lumière traîne plus longtemps, les journées se dénouent, et pour une fois, on s'autorise à ne rien faire d'autre que respirer. Quand le silence fait remonter les questions On attend ce moment toute l'année. Et pourtant, dès qu'il arrive, il ne se passe pas toujours ce qu'on avait imaginé. Le silence qu'on croyait reposant devient parfois inconfortable. Parce que c'est souvent là, quand le bruit se tait, que remontent les vraies questions. Celles qu'on n'entend plus le reste de l'année, couvertes par les listes de choses à faire, les trajets, les urgences des autres. Suis-je vraiment à ma place ? Est-ce que ce que je fais me ressemble encore ? Qu'est-ce que je veux, moi, au fond ? Ces questions ne sont pas là pour gâcher vos vacances. Elles sont un signal, le signe que quelque chose, en vous, demande à être entendu. Les accueillir plutôt que les faire taire Le premier réflexe, souvent, c'est de les faire taire. De remplir. De reprendre un écran, un livre, un projet, n'importe quoi qui empêche de rester seul(e) avec soi. On appelle ça se changer les idées. Parfois, c'est simplement les fuir. Pourtant, ces questions ne réclament pas une réponse immédiate. Elles demandent d'abord qu'on les accueille. Qu'on s'assoie avec elles, sans se juger, sans se presser. On n'est pas obligé(e) de tout résoudre en un été. On peut juste commencer à écouter. Écouter, ce n'est pas se flageller. Si une insatisfaction remonte, ce n'est pas parce que vous manquez de volonté. Vos envies, vos limites, votre fatigue se jouent aussi dans un contexte, un environnement, une histoire. Loin du « quand on veut on peut », il s'agit de regarder les choses avec lucidité et douceur. De distinguer ce qui dépend de vous de ce qui n'en dépend pas. Et, dans ce qui dépend de vous, de repérer les toutes petites marges de mouvement. Un premier petit pas, à l'ombre de l'été Car c'est souvent là que tout commence. Pas dans un grand plan à cinq ans, mais dans un premier petit pas. Une conversation qu'on ose. Une envie qu'on note. Une limite qu'on décide de poser à la rentrée. Un rendez-vous qu'on prend avec soi, ou avec quelqu'un qui peut nous aider à y voir plus clair. « Reprendre confiance, ce n'est pas attendre de ne plus avoir peur. C'est agir un peu, malgré le doute, et se prouver qu'on en est capable. » Alors cet été, si des questions remontent, ne les chassez pas trop vite. Offrez-leur un peu de place, à l'ombre, entre deux journées plus lentes. Elles ne sont pas là pour vous alourdir. Elles sont peut-être en train de vous montrer, tout doucement, le chemin vers une vie qui vous ressemble un peu plus. Belle traversée d'été. Ana

  • Les messages contraignants ou drivers : ces injonctions qui contrôlent notre vie

    « Fais plaisir à maman. » « Ne pleure pas. » « Tu peux mieux faire. » Ces petites phrases de l'enfance nous guident encore, bien plus qu'on ne le croit. Des phrases anodines qui laissent une empreinte Elles paraissent innocentes, et pourtant, répétées tout au long de l'enfance, elles laissent en nous une empreinte profonde. On les appelle des messages contraignants, ou drivers. À force de les entendre, nous en avons tiré des règles silencieuses et façonné nos comportements pour y répondre, par peur de perdre l'amour de l'autre ou d'être mis(e) de côté. Le problème, c'est qu'on continue de leur obéir à l'âge adulte, sans s'en rendre compte. Les repérer, c'est commencer à agir non plus par peur, mais par choix, en accord avec qui l'on est vraiment. Voici les cinq principaux, avec leur face lumineuse, leur revers, et quelques pistes pour s'en libérer. Fais des efforts Le message caché : travaille dur et tu seras récompensé. Il donne de la persévérance. Mais en excès, il vous empêche de vous sentir à la hauteur, de savourer vos réussites, et vous rend critique envers vous comme envers les autres. Pour vous alléger : fixez-vous des objectifs réalistes, remettez du plaisir dans ce que vous faites, et autorisez-vous parfois la facilité. Dépêche-toi Il rend réactif et efficace. Mais il peut vous faire préférer la vitesse à la qualité, vous mener au surmenage et vous rendre incapable de vous détendre. Pour vous alléger : posez vos priorités, apprenez à déléguer, cessez de vous disperser, et trouvez un rythme qui respecte votre corps. Sois fort Il donne du sang-froid et une belle force de travail. Mais à vouloir paraître fort à tout prix, on ne sait plus exprimer sa vulnérabilité, on n'ose plus demander de l'aide, et l'on devient dur avec les fragilités des autres. Pour vous alléger : montrez-vous tel que vous êtes, exprimez ce que vous ressentez, et osez demander de l'aide. Sois parfait Il pousse à l'excellence et à la rigueur. Mais en excès, il vous bloque : par peur d'un résultat imparfait, vous n'allez pas au bout de vos idées, et vous ne voyez que le détail qui a échappé plutôt que le chemin parcouru. Pour vous alléger : accordez-vous le droit à l'erreur, apprenez à déléguer, et gagnez en souplesse. Fais plaisir Il rend empathique et serviable. Mais quelle est votre vraie intention derrière les services que vous rendez, derrière ce mal à dire non ? Si ce driver vous domine, vous vous sur-adaptez sans cesse, vous faites passer les besoins des autres avant les vôtres, et votre estime de vous en pâtit. Pour vous alléger : apprenez à vous écouter, à poser des limites, et travaillez votre estime de vous. « Aucun de ces messages n'est mauvais en soi. Le tout, c'est de ne pas le laisser conduire à votre place. » Et vous, quel driver reconnaissez-vous le plus ? Le repérer, c'est déjà reprendre un peu le volant. Un accompagnement peut vous y aider, à commencer par une séance découverte. Ana

  • Les jeux psychologiques : victime, persécuteur ou sauveur ?

    Certains conflits reviennent, encore et encore, sans qu'on comprenne pourquoi. Et si c'était un jeu que l'on rejoue sans le savoir ? Le triangle dramatique de Karpman Il nous arrive à toutes et à tous de vivre des malentendus qui s'éternisent et reviennent, avec un parent, un(e) conjoint(e), un(e) ami(e). Le dialogue devient impossible, ou du moins épuisant, sans qu'on comprenne vraiment ce qui se rejoue là. Bien souvent, sans que personne ne l'ait vraiment cherché, s'enclenche ce que l'on appelle un jeu psychologique. Le psychiatre Stephen Karpman l'a résumé dans une image devenue célèbre : le triangle dramatique. Chacun y tient l'un de trois rôles, la victime, le persécuteur ou le sauveur. Rien n'est figé pour autant. On passe d'un rôle à l'autre selon les situations et selon la personne en face. Une précision s'impose ici, car elle compte. Le rôle de victime dont parle Karpman n'a rien à voir avec le fait d'être réellement victime d'une situation. Il existe des violences, des injustices, des situations de harcèlement où l'on est authentiquement victime, où ce statut est bien réel et mérite d'être reconnu et protégé. Ce dont il est question dans les jeux psychologiques est tout autre chose : une position que l'on adopte parfois malgré soi, dans certaines relations du quotidien, et dont on peut apprendre à sortir. Trois rôles, un même scénario Le scénario se joue presque toujours de la même manière. La victime exprime sa détresse mais peine à se tourner vers une solution, comme si en résolvant son problème elle risquait de perdre sa place. Le sauveur vole à son secours sans vérifier ce dont elle a besoin. À force de ne pas y parvenir, il s'agace et se mue en persécuteur pour provoquer un déclic. La victime contre-attaque et devient persécutrice à son tour, tandis que l'ancien sauveur se retrouve victime. La boucle est bouclée. La victime se comporte comme si elle n'avait pas les ressources pour s'en sortir. Face à elle, plutôt que de proposer des solutions qui ne viendraient pas d'elle, demandez-lui comment elle pourrait, elle, s'en sortir. Le sauveur, lui, croit agir par pure gentillesse, alors qu'il cherche souvent à se sentir aimé et utile à travers son aide. Le persécuteur, enfin, est persuadé de savoir : il dirige, dévalorise, parfois infantilise l'autre. Sortir du jeu « Voir le jeu qui se joue, ce n'est pas se blâmer. C'est retrouver un peu de liberté. » La plupart du temps, ces jeux se jouent sans qu'on s'en aperçoive. C'est en y mettant de la conscience qu'on peut en sortir, et arrêter la partie. Le plus troublant, c'est qu'on attire souvent les partenaires de jeu qui nous permettent de rejouer nos vieilles stratégies. On ne joue pas n'importe quel jeu, avec n'importe qui, sans raison. Pour repérer si vous êtes pris(e) dans ce type de relation, quelques questions valent la peine d'être posées. Qu'est-ce que j'attends vraiment, ici ? Y a-t-il un objectif caché derrière mon comportement ? Quel rôle ai-je tendance à endosser, et lequel joue la personne en face ? Quelle est ma part de responsabilité ? Et qui, de mon passé, cette personne vient-elle réveiller ? Vous reconnaissez un de ces rôles dans vos relations ? En prendre conscience est un début, et c'est un travail qu'on peut mener ensemble en séance. Ana

  • Comment faire face à la résistance au changement ?

    Changer, c'est accepter d'avancer vers l'inconnu. Et l'inconnu, par nature, nous fait un peu peur. Pourquoi nous résistons Le changement est inévitable. Rien ne reste immobile. Notre environnement évolue, notre corps aussi, nos envies, nos convictions. Ce qui est vivant se transforme, et l'accepter fait déjà une part du chemin. Alors pourquoi lui résistons-nous autant ? Parce que changer réveille en nous un vieux réflexe de sécurité. C'est accepter de perdre ses repères, de lâcher des habitudes rassurantes, d'apprendre à nouveau et d'avancer sans tout maîtriser. Rien d'étonnant à ce qu'une partie de nous freine des quatre fers. Trois appuis pour traverser Le premier appui, c'est de prendre conscience. Avant de vouloir tout bouleverser, il s'agit de regarder honnêtement où l'on en est, ses blocages autant que ses aspirations les plus profondes. C'est en mettant des mots sur tout cela que l'on distingue enfin ce que l'on souhaite garder de ce que l'on aimerait voir évoluer. Le deuxième, c'est de faire un choix, en gardant à l'esprit que choisir, c'est aussi renoncer. On aimerait garder toutes les portes ouvertes, mais avancer suppose d'en refermer certaines. S'engager dans une direction et laisser partir les options qui ne nous conviennent plus n'a rien d'une perte : c'est de la place que l'on se rend à soi-même. Le troisième, enfin, c'est de passer à l'action, cette étape que l'on saute si volontiers. L'intention est un beau moteur, mais elle ne suffit pas : ce sont les gestes concrets, une habitude nouvelle, un premier pas modeste, qui font apparaître de vrais changements dans une vie. « Parfois, rester coûte bien plus cher que d'oser partir. » Rassurez-vous, il n'est pas question de tout bouleverser d'un coup, ni de ne plus jamais avoir peur. On avance un peu, malgré le doute, et l'on se prouve qu'on en est capable. Et vous, quel choix faites-vous aujourd'hui ? Si un changement vous appelle sans que vous osiez, on peut en parler lors d'une séance découverte gratuite. Ana

  • Cultiver une bonne relation à soi et aux autres

    Votre plus grande force n'est pas à chercher ailleurs. Elle est dans la relation que vous entretenez avec vous-même. Votre vie, comme un album photos Quelles que soient les nouvelles rencontres que vous faites ou les imprévus que la vie met sur votre route, ne cessez jamais d'entretenir une relation saine avec vous-même, de vous nourrir à travers vos passions et d'alimenter les liens avec chacune des personnes qui comptent pour vous. Voyez l'ensemble de ce qui compose votre vie comme un album photos que vous remplissez un peu chaque jour de ce qui vous tient à cœur : vos proches, vos élans, vos passions, ces petites victoires que personne d'autre ne remarque. Plus il se garnit d'images vivantes, plus votre équilibre repose sur une multitude d'appuis plutôt que sur une seule et même image. Votre force intérieure, ce pilier qui tient Votre plus grande force restera toujours votre équilibre intérieur : cette connaissance intime de vous-même et cette estime de vous qui ne dépend du regard de personne. Si un jour vous perdez quelque chose ou quelqu'un qui comptait, si vous traversez une rupture ou une déception, cet album vous rappellera que d'autres choses, d'autres personnes, vous font encore vous sentir vivant(e). La douleur fera partie du lien, elle ne s'efface pas. Mais en prenant un peu de hauteur, vous vous souviendrez que vous avez d'autres piliers, à commencer par vous. « Quelques photos auront été arrachées. L'album, lui, ne sera pas vide. » Alors prenez soin de la relation à vous-même avec la même attention que vous offrez aux autres. C'est elle qui vous tient debout lorsque tout vacille. Et c'est elle aussi qui vous permet d'aimer sans jamais vous perdre. Et vous, quelle place accordez-vous à la relation à vous-même ? Si vous sentez qu'elle mérite d'être renforcée, une séance découverte gratuite est un bon premier pas. Ana

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