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Le syndrome de l'imposteur : douter alors qu'on est légitime

Photo du rédacteur: Anacoaching
Anacoaching
20 sept.
2 min de lecture
femme qui se recouvre les yeux, moment de doute

Attribuer ses réussites à la chance, redouter d'être démasqué, se sentir illégitime malgré les preuves du contraire. Ce sentiment porte un nom.

Un doute qui ne colle pas à la réalité



Le syndrome de l'imposteur, c'est cette conviction intime de ne pas mériter sa place, ses résultats, sa reconnaissance. On se dit qu'on a eu de la chance, qu'on a bien caché son jeu, et qu'un jour on finira par être démasqué.


Le plus troublant, c'est que ce sentiment n'a rien à voir avec les faits. Il touche souvent des personnes compétentes, sérieuses, exigeantes. Ce ne sont pas leurs capacités qui manquent, c'est la permission qu'elles se donnent d'y croire.



D'où ça vient


Souvent, d'une histoire où l'on a appris que la valeur se méritait, qu'il fallait en faire toujours plus pour être aimé(e) ou reconnu(e). On a intériorisé une barre placée très haut, et le regard critique qui va avec.


S'y ajoute un biais bien connu : plus on est compétent(e), plus on mesure l'étendue de ce qu'on ne sait pas encore. Les plus lucides sur leurs limites sont rarement les plus assuré(e)s, et c'est un comble.



Le désamorcer, petit à petit


Le premier geste est d'accueillir vos réussites. Quand quelque chose fonctionne, résistez à l'envie d'en attribuer tout le mérite à la chance ou aux autres, et reconnaissez plutôt votre part en nommant ce que vous avez réellement accompli.


Le deuxième est de sortir du secret, car ce sentiment se nourrit du silence. En parler à un proche, à un pair ou à un accompagnant suffit souvent à en desserrer l'emprise, et à découvrir que l'on n'est pas seul(e) à le vivre.


Le troisième, enfin, est de viser le suffisant plutôt que le parfait. Vous n'avez pas à tout maîtriser pour être légitime, personne ne le fait, et le droit d'apprendre en chemin fait pleinement partie du métier de vivre.


« Vous n'êtes pas un imposteur. Vous êtes quelqu'un qui n'a pas encore appris à s'accorder du crédit. »


Ce doute ne disparaît pas d'un coup, mais il perd du terrain à mesure qu'on ose s'attribuer ce qui nous revient. Vous êtes à votre place. Il ne reste plus qu'à vous l'autoriser.



Ce sentiment vous freine ? On peut travailler ensemble à reprendre votre juste place, à commencer par une séance découverte gratuite.


Ana

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